Petite histoire du Québec

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Terre d’accueil de près de 13 000 Français, le Québec jouit d’une histoire jeune mais riche, intimement liée à celle de la France. Voici, en bref, la petite histoire de cette province canadienne.

Les autochtones du Québec

Terre rocheuse puis glacière, la région qui forme aujourd’hui le Québec est habitée depuis plus de 10 millénaires. Les premiers habitants sont appelés les autochtones du Québec. Avant leur arrivée d’Asie par le détroit de Béring qui sépare la Sibérie Orientale de l’Alaska, la région est plongée dans une ère glaciaire peu propice à l’établissement de colonies humaines. C’est grâce à la fonte des glaciers, qui entraîne le réchauffement du climat et l’arrivée de l’eau douce depuis les Grands Lacs, donnant notamment naissance au fleuve Saint-Laurent, que les hommes primitifs s’installent au Québec.

Ses premiers habitants proviennent de différentes tribus établies aux quatre coins de la province : les Iroquois au sud, les Micmacs en Gaspésie, les Algonquins dans l’est, et les Thélus, ancêtres des Inuits, dans les régions polaires du nord. Ce sont des peuples de chasseurs qui se nourrissent essentiellement de viande de phoque, de morse, de caribou ou encore de baleine. Ils vivent dans des igloos pendant la saison froide et dans des tentes en peau l’été.

Les premières expéditions européennes

Dès le début du XVIème siècle, les pêcheurs français s’aventurent sur les côtes canadiennes, en particulier à Terre-Neuve et le long du fleuve Saint-Laurent. Les Viking sont, à notre connaissance, les seules peuplades venues d’Europe à avoir foulé les terres canadiennes avant eux. En 1508, le navigateur Thomas Aubert remonte l’embouchure du Saint-Laurent et capture sept autochtones de la tribu des Micmacs dans la région du Québec, qu’il ramène en France en tant que captifs.

Il faut attendre 1524 pour que le roi de France mandate une expédition officielle afin de conquérir de nouveaux territoires. Envoyé par François 1er, l’explorateur italien Verrazzano longe toute la côte américaine de la Floride jusqu’à Terre-Neuve à la recherche d’une nouvelle route vers la Chine. Il est le premier à utiliser le terme de « Nouvelle-France », qui sera ensuite utilisé pour désigner les colonies françaises d’Amérique du Nord (Canada, Acadie, Baie du Nord, Terre-Neuve et Louisiane).

Si l’expédition de Verrazzano est un échec, il prépare sans le savoir le chemin pour Jacques Cartier qui, envoyé à son tour par le roi en 1534, revendique la baie de Gaspé au nom de la France. Cartier installe une colonie de peuplement et de traite de la fourrure. Les autochtones partagent tout d’abord leur savoir-faire et leur grande connaissance de la région avec les Français, pour qui l’Amérique est une terre hostile et inconnue.

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Copyright : Etienne Valois

C’est lors de sa seconde expédition l’année suivante que Jacques Cartier découvre la ville de Montréal, alors baptisée Hochelaga, en remontant le fleuve Saint-Laurent. L’explorateur prend possession de tout le Québec au nom du roi de France. Mais les conditions de vie dans les colonies françaises sont rendues difficiles par le climat rigoureux et les nombreux conflits avec les Indiens.

François 1er refuse alors d’investir davantage d’argent et d’hommes dans l’exploration d’une terre inhospitalière et qui ne compte aucune des richesses qu’il s’était attendu à trouver en découvrant une nouvelle route vers l’Asie. Le commerce des fourrures continue à prospérer, mais le roi n’envoie plus d’expédition officielle pour établir de nouvelles colonies françaises au Canada.

Nouvelle-France : la colonisation du Canada

En 1608, le navigateur et géographe français Samuel de Champlain fonde la ville de Québec après avoir passé plusieurs années à explorer la région est du Canada à des fins commerciales pour le compte de la Nouvelle-France. Afin de consolider le commerce de la fourrure, De Champlain se voit confier l’établissement d’une colonie permanente le long du Saint-Laurent. Avec les 28 hommes envoyés pour constituer la colonie, il fait construire un ensemble de bâtiments et procède à l’habitation de Québec, qui devient le premier établissement français en Amérique du Nord, alors que les Britanniques ont déjà fondé plusieurs colonies aux États-Unis.

Le peuplement de la Nouvelle-France est difficile car la couronne française se désintéresse de ces nouveaux territoires. En 1627, Samuel de Champlain parvient enfin à capter l’attention d’un homme d’importance : le Cardinal Richelieu, qui contribuera grandement au développement de la Nouvelle-France. En plus de Québec, deux gouvernements régionaux sont fondés : Trois-Rivières en 1634 et Montréal en 1642. En parallèle, De Champlain est désigné gouverneur de la Nouvelle-France. Les Français sont les seuls à posséder des colonies sur les territoires canadiens, qui correspondent globalement à la province québécoise telle qu’on la connaît aujourd’hui.

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En 1664, pour permettre à la colonie de se développer, 800 jeunes filles sont envoyées au Canada pour s’y marier et fonder une famille avec les colons déjà établis. Surnommées les « Filles du roi », ces jeunes Françaises viennent d’un milieu modeste et sont pour la plupart orphelines, mais elles ont reçu une éducation à Paris. Leur arrivée au Canada change la donne : la population s’accroît rapidement et, en 1682, elle s’élève à près de 10 000 habitants.

En 1701, la Grande Paix de Montréal est signée afin de mettre un terme aux conflits meurtriers qui opposent depuis des décennies les colons français aux tribus iroquoises installées dans la région. Mais c’est un autre ennemi de longue date qui viendra provoquer la chute de la Nouvelle-France : la Grande-Bretagne.

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Copyright : Dennis Jarvis

Conflit franco-britannique et assimilation du Québec

Si la France a pour l’instant l’avantage en Amérique du Nord en terme de superficie, les Britanniques sont présents en plus grand nombre sur le continent et ont la mainmise sur les territoires qui encerclent le Québec.

La guerre de la Conquête éclate en 1754 et oppose les deux puissances mondiales dans leur course à la domination du continent nord-américain. Grâce à leurs alliés amérindiens, les Français parviennent à remporter la bataille de Fort William Henry, dans l’état de New York, en 1758.

Mais l’année suivante, le vent tourne en faveur des Britanniques qui parviennent à s’emparer de Québec puis, en 1760, de Montréal. Ruinées et durement éprouvées par les combats, la France et la Grande-Bretagne entament les négociations de paix en 1760 et, trois ans plus tard, signent le Traité de Paris. Grande perdante du conflit, la France cède le Canada et toutes ses colonies de la Nouvelle-France à la Grande-Bretagne. Le Québec est assimilé à l’Empire britannique, qui met en place une série de mesures pour imposer un mode de vie similaire à celui de ses colonies aux États-Unis et faire oublier aux Canadiens leurs racines francophones.

Les « Francophones » ne cessent de réclamer plus d’indépendance vis-à-vis de la couronne britannique, mais toute tentative de rébellion est violemment écrasée. Voyant que l’assimilation des Francophones ne fonctionne pas, la Grande-Bretagne décide finalement de diviser le Canada en deux : le « Bas-Canada », où se trouvait la colonie française du Québec, et le « Haut-Canada », majoritairement anglophone.

En 1867, le pays devient fédéral grâce à la signature de la Confédération canadienne et les provinces de l’ouest viennent s’ajouter peu à peu, jusqu’à former le Canada d’aujourd’hui.

En 1994, le référendum pour l’indépendance du Québec est perdu à quelques milliers de voix près, et la province reste assimilée au Canada et fait, par conséquent, toujours partie du Commonwealth.

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Copyright : Brian Gratwicke
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