Portrait d’EIC : Béranger, gérant d’un resto bar

©Mélodie Leconte
Assurances PVT Canada

Après avoir obtenu son BTS Communication, Béranger occupe différents postes, notamment en logistique, en imprimerie et dans l’animation. En 2014, il obtient son PVT et part pour le Canada dans la même année.

Expérience Canada

Pourquoi le Canada ?

J’ai toujours voulu faire l’expérience de vivre quelques temps en Amérique du Nord mais je ne m’étais jamais décidé à sauter le pas. Puis, ma compagne de l’époque est allée au Canada pour visiter un ami. En revenant, elle m’a dit qu’elle souhaitait y retourner et j’ai saisi l’opportunité. J’ai fait une demande de PVT, que j’ai obtenue dès la première session. Je me suis préparé en attendant qu’elle obtienne le sien, puis nous sommes arrivés en novembre 2014.

Je suis parti sans attente particulière, si ce n’est de m’intégrer, de découvrir et de m’enraciner dans une nouvelle culture. Ma motivation première n’était donc pas le voyage en lui-même mais plutôt l’aventure humaine.

Une fois sur place…

Le côté grand nord-américain m’a pas mal impressionné en arrivant à Montréal, j’en ai pris plein les yeux ! Dès le départ j’ai ressenti une certaine bienveillance qui était vraiment plaisante. J’ai tout de suite eu envie de rester et d’explorer ce champ des possibles qui semblait s’ouvrir à moi.

J’ai d’abord logé chez un ami pendant un mois. J’en ai profité pour jouer les touristes dans la ville, mais je voulais surtout me trouver une colocation avec des québécois, toujours dans cette idée d’immersion totale. Je devais également chercher une job pour ne pas dépenser le peu d’économies que j’avais. Mon objectif premier : avancer vite !

Les choses se sont plutôt bien enchaînées puisque je me suis installé dans un appartement avec deux québécois et un français après quelques recherches sur différents sites internet. L’emploi a également suivi ; j’ai été embauché dans un magasin de vêtements environ un mois après mon arrivée. Le boulot ne me plaisait pas particulièrement mais c’était intéressant d’être avec des gens ayant déjà de l’expérience ici, un premier bon contact avec la vie montréalaise ! J’y suis resté 6 mois.

Entre temps, je me suis séparé de ma compagne. Ce genre de choses est assez difficile à gérer lorsque l’on se trouve dans un nouvel environnement, loin de sa famille et de ses proches. Mais finalement c’est ce qui m’a permis de m’accrocher, cela m’a servi de motivation pour avancer, bouger et mieux rebondir.

En avril, j’ai recommencé à chercher du travail car le magasin ne me donnait pas assez d’heures et ma situation financière devenait difficile. J’avais aussi envie de trouver un emploi mieux payé et plus épanouissant. Je me suis mis à regarder du côté de la restauration et j’ai postulé dans tous les établissements qui me donnaient envie d’y travailler.

Il y en a un en particulier, un resto bar assez connu sur Montréal. J’ai déposé mon CV, je leur ai dit que je n’avais pas d’expérience mais que cela m’intéressait. Les trois semaines suivantes, j’y suis allé plusieurs fois pour relancer le gérant et j’ai finalement été pris. Un des avantage ici, c’est qu’on vous juge énormément sur la motivation plus que sur le CV.

J’ai donc commencé comme « suiteur » (runner), c’est à dire en apportant les plats et en débarrassant les tables. L’ambiance du staff était chaleureuse, friendly à souhait, c’est une entreprise qui prend vraiment soin de ses employés et j’ai tout de suite adhéré ! Ce travail m’a également permis d’ouvrir mon entourage notamment au niveau québécois et donc d’apprécier encore plus mon séjour.

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En 2015, j’ai décroché mon deuxième PVT du premier coup (encore !) avec deux ans à la clé cette fois ! Je suis passé de « suiteur » à hôte d’accueil ainsi que d’autres postes en cuisine dans le même temps. Le restaurant est en constante évolution et présente régulièrement des opportunités pour ceux qui sont motivés et qui travaillent bien.

La suite de ton Expérience Internationale Canada ?

Aujourd’hui, je suis toujours en PVT, je travaille encore au resto-bar où je suis passé gérant. Nous sommes 6 managers au total car l’établissement est ouvert tous les jours, de 11h à 3h du matin, ce qui demande plus d’un responsable pour assurer derrière. Depuis juin, je vis avec un ami que j’ai embarqué de mon ancienne colocation.

Pour l’instant, mon projet est d’obtenir ma RP. Je ne sais pas si je suis sûr de vouloir rester ni combien de temps mais je sais que je veux me laisser le choix. Je dois donc attendre d’avoir un an d’ancienneté comme gérant pour ensuite lancer les démarches. Je suis bien là où je travaille, j’ai encore beaucoup à apprendre et certainement d’autres possibilités d’évolution. Je n’en ferais pas une carrière mais je laisse les choses arriver, je ne fais pas trop de plans à l’avance.

Pour le long terme, je réfléchis à l’idée de passer un diplôme en massothérapie et de m’installer au fin fond dans les Laurentides, de me rapprocher de la nature pour mener une vie plus simple et plus en accord avec mes convictions. Mais encore une fois, rien de concret pour l’instant, ce n’est qu’une idée qui me plait.

Pour conclure, je dirais que Montréal, ou le Québec en général, est une bonne place qui offre un environnement favorable pour se définir soi-même. Je suis venu découvrir ce pays mais finalement ça m’a aidé à me centrer sur moi. La vie est agréable et les rencontres faciles. Vivre à l’étranger permet de sortir de sa « boîte » et les différences culturelles sont intéressantes, elles offrent une vision plus large sur le monde.

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