Portrait d’EIC : Laureline, chargée de communication

Assurances PVT Canada

Après une licence en Lettres modernes ainsi qu’une licence en Arts du Spectacle, suivie d’un Master en Littérature comparée, Laureline travaille comme journaliste pendant 5 ans à Paris, pour une revue professionnelle d’audiovisuel.

Elle effectue ensuite une formation de Chef de Projet Web puis s’envole pour le Canada en mai 2014, avec un PVT

Expérience Canada

Pourquoi le Canada ?

Enfant, j’ai pratiqué le patin à glace pendant des années et je rêvais de pouvoir venir un jour en faire sur les grands lacs canadiens. L’appel de ce vaste pays ne date donc pas d’hier ! Bien plus tard, après mon premier emploi, j’ai eu envie de partir travailler à l’étranger, de découvrir une nouvelle culture et le fait que le Québec soit francophone m’a décidé à franchir le cap.

À la suite d’un entretien Skype, j’ai pu décrocher un poste là-bas avant de partir. Les choses se sont parfaitement mises en place !

Une fois sur place…

En arrivant, tout m’a paru très grand et je dois dire que j’ai beaucoup marché ! J’ai tout de suite aimé cette facilité de contact, les gens me semblaient tellement accessibles, certains sont même spontanément venus me voir pour m’aider à trouver mon chemin. J’ai également été surprise par le calme de certains quartiers et par le nombre de parcs dans cette grande ville. Autre constat : la chaleur ! Ce n’est pas forcement la première chose à laquelle on pense en évoquant Montréal et pourtant, je vous invite à venir en été… Tropical à souhait !

La colocation dans laquelle je suis arrivée m’a permis de m’intégrer rapidement puisque je vivais avec une québécoise et une française installée depuis longtemps. Je suis pas mal sortie et j’ai ainsi pu rencontrer beaucoup de monde. Je suis d’ailleurs partie à Tadoussac et au Parc de la Mauricie en compagnie de nouveaux amis avec qui j’avais fait connaissance lors d’une soirée d’expatriés. J’ai également pris le temps de découvrir la ville de Montréal.

Après ces trois semaines « d’acclimatation », j’ai commencé mon travail d’Assistante de Communication pour un site web culturel. J’avais peu de responsabilités mais l’équipe était vraiment sympathique et relax. Disons que cet emploi avait pour but principal de constituer une première expérience québécoise dans le milieu et de me créer un réseau.

Sentant l’ennui venir, je me suis trouvées des activités à côté, comme être bénévole pour le Festival Pop Montréal en septembre.

Au terme des quatre mois prévus, je suis rentrée en France afin de revoir ma famille, mes amis et de retrouver mon compagnon resté là-bas. Celui-ci avait enfin obtenu son PVT après avoir été mis sur liste d’attente. Nous sommes donc revenus à Montréal, ensemble cette fois, en décembre 2014.

Nous avons emménagé dans un appartement, commencé la recherche de travail et là… Grosse galère et découragement ! Nous avons passé près de trois mois à regarder les offres dans nos domaines respectifs, moi en communication, lui en éducation spécialisée. Les employeurs semblaient plutôt frileux à l’idée d’embaucher une personne susceptible de partir au bout d’un an. Nous nous sommes donc tournés vers les petits boulots. J’ai d’abord travaillé dans une usine à étiqueter et emballer des produits cosmétiques, un boulot pénible mais permettant de gagner un peu d’argent. J’y suis restée un mois tout en continuant à chercher dans mon domaine.

PartenaireAssurances PVT Canada

J’ai ensuite été embauchée par une agence de placement pendant deux mois pour corriger les CV des candidats. Cette fois le travail était plutôt sympa, bien payé et l’équipe vraiment agréable !

Puis le vent a enfin tourné, j’ai obtenu un deuxième PVT, de deux ans cette fois, et surtout j’ai décroché un poste de Responsable des communications dans un cinéma, exactement mon secteur ! Un contrat de cinq mois pour remplacer un congé maternité. Sur ce même lieu de travail, j’ai rencontré une attachée de presse qui, une fois mon contrat terminé, m’a proposé de travailler avec elle pour un festival international du documentaire à Montréal. Il faut savoir que le réseau marche énormément ici !

J’ai donc occupé cet emploi pendant quatre mois comme travailleur autonome à temps plein, parfois au bureau, d’autres fois chez moi. En décembre 2015, mon compagnon est retourné en France, son PVT étant fini. J’ai donc décidé de le suivre en janvier, après m’être accordé quelques semaines bien méritées sous le soleil cubain.

La suite de ton Expérience Internationale Canada ?

Le retour en France a été particulièrement difficile et je n’étais pas sûre à 100% de vouloir laisser définitivement Montréal derrière moi. J’étais contente de revoir ma famille, mes amis mais la ville me manquait beaucoup sans oublier mon PVT encore valable jusqu’en 2017 !

Je me sentais décalée avec les gens du fait de revenir, mais aussi de ne pas trouver de travail. Pas évident de replonger dans cette galère, surtout lorsque l’on se trouve dans son propre pays. Les méthodes d’entretien sont différentes du Québec. Je pensais que mon expérience au Canada aurait été considérée comme un atout, pourtant les employeurs semblaient voir ça d’un autre œil. C’est une différence qu’il faut savoir argumenter et leur vendre finalement.

Au final j’ai eu l’opportunité de reprendre une année d’études à Caen, une ville où j’avais déjà vécu et où travaille justement mon compagnon. Il semblerait donc que je me décide à rester en France désormais.

Après deux semaines de vacances passées à Montréal (il fallait que je revienne prendre ma dose), je commence tout juste ma licence Professionnelle activités et techniques des Communications, spécialité Webmaster. Celle-ci me permettra de me perfectionner dans le domaine des communications digitales et d’élargir mon champ de compétences. Je suis contente de retrouver enfin un peu de stabilité après tous ces doutes quant au choix de rester. Je peux enfin reprendre mes marques et commencer une nouvelle vie en quelque sorte. J’espère ensuite trouver du travail en France une fois ma formation en poche.

 

Le PVT au Canada restera une formidable expérience pour moi. Il m’a donné la chance d’apprendre de nouvelles méthodes de travail, de m’ouvrir aux gens mais aussi d’avoir un statut d’immigrante dans un pays, ce qui demande beaucoup d’efforts pour arriver à s’intégrer. En bref, que du positif, de belles rencontres, de bons souvenirs ! L’éloignement familial peut parfois être dur mais c’est tout à fait gérable sur un an.

Et « oui », la ville comme mes amis me manquent encore, mais pour l’instant c’est la France que j’ai choisie. Quoi qu’il en soit, Montréal reste ma ville de cœur et j’y reviendrai le plus souvent possible en vacances !

 

 

PARTAGER

2 COMMENTAIRES

  1. Bonjour Laureline
    Je viens d’arriver à Montréal avec un pvt. Je cherche du boulot, temporairement, donc n’importe quel petit boulot fera l’affaire. Est ce que tu pourrais me donner le nom de l’usine de produits cosmétiques où tu as commencé? Et d’autres adresses auxquelles tu penses si jamais…
    Un grand merci

    • Bonjour Aurélie,
      Je vais me renseigner auprès de Laureline. Elle avait trouvait dans l’usine via une agence de placement (Interim), Vous pouvez vous inscrire dans plusieurs agence de placement comme Quantum, Adecco, etc. N’hésitez pas à vous promener dans les rues du centre ville, du plateau et du vieux port avec des CVs (format québécois) pour les déposer.
      Bonne recherche !

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here