Portrait d’EIC : Priscilla, styliste

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En 2012, après avoir terminé des études de stylisme et d’infographie, Priscilla part en Belgique pour faire un Eurodyssé, l’équivalent d’un Erasmus mais destiné aux demandeurs d’emploi. À son retour en France, elle travaille comme styliste pour une marque de vêtements pour femmes.

En 2013, elle quitte l’Hexagone pour le Canada avec un PVT

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Pourquoi le Canada ?

En Belgique, je partageais mon appartement avec une colocataire québécoise. C’est elle qui m’a d’abord donné envie de partir là-bas. J’ai ensuite beaucoup entendu parler de la qualité de vie, des paysages majestueux et du fait de pouvoir trouver du travail assez facilement. Mythe ou réalité, j’ai décidé de demander un PVT pour aller vérifier !

Une fois sur place…

À peine arrivée à Montréal, j’ai tout de suite adoré la ville, l’ambiance et les gens. C’était l’automne, une période magnifique au Québec, avec des températures plutôt douces donc parfait pour une première impression et pour commencer mon expérience en douceur.

Je me suis installée en colocation puis je me suis inscrite sur un forum d’expatriés EIC. Cela m’a permis de faire pas mal de sorties (Toronto, Niagara, marche au Mont Orford, etc.) et surtout de rencontrer beaucoup de personnes. Je n’ai pas forcement gardé contact mais c’était agréable sur le moment et cela m’a évité la solitude que l’on peut parfois éprouver en partant vivre seule à l’étranger.

J’ai pris le temps de visiter, de découvrir, tout en envoyant quelques candidatures. J’avais des économies de côté donc je n’étais pas stressée par le fait de devoir trouver immédiatement du travail.

Au bout d’un mois et demi, j’ai décroché un emploi dans une entreprise pour laquelle j’avais postulé. J’ai commencé au bas de l’échelle, en tant qu’assistante graphiste, puis assistante styliste au bout de six mois, avant d’être styliste à part entière. Ma compagnie possédait plusieurs marques et avait besoin de moderniser son image, mission qui m’a été confiée : une belle opportunité ! Tout n’était pas rose, comme dans n’importe quel travail, mais j’ai tout de même eu la chance travailler dans une bonne ambiance, d’avoir un poste intéressant et surtout, correspondant à mes aspirations professionnelles.

Après six mois de colocation, j’ai décidé de me trouver un appartement toute seule. Autre avantage de ce pays, ce genre de chose est bien plus facile, on ne vous demande pas une montagne d’antécédents, de garants, de relevés bancaires, etc. Il m’a suffit de trois visites, toutes positives, pour trouver le bon !

Entre temps, j’ai encore rencontré pas mal de personnes et j’ai profité de mes temps libres pour voyager sur le continent (New York, Boston, Rhode Island, etc.). Je me sentais chez moi et pas comme une expatriée.

À la fin de mon année en PVT, ma boîte a décidé de me garder et m’a proposé un permis de travail fermé de 24 mois. En septembre 2014, j’ai pu le valider en effectuant un tour du poteau. J’étais donc repartie pour deux ans au Canada !

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En mars 2016, à la fin de mon permis, j’ai décidé de suivre mon copain qui devait effectuer un stage au Cambodge. Une toute nouvelle expérience…

La suite de ton Expérience Internationale Canada ?

Je suis restée au Cambodge pendant 4 mois. Je précise que j’ai quitté le froid canadien en janvier pour trouver la fournaise cambodgienne et ses 50°… Je vous laisse imaginer le choc ! J’ai vu de très belles choses mais je n’ai pas spécialement apprécié la vie là-bas. Trop chaud, trop pollué, sans compter le manque de Montréal.

Puis, fin juin, j’étais de retour à Paris où je devais chercher un appartement et un travail. Nouvelle transition, nouvelles difficultés ; je n’avais plus envie de sortir ni de voir les gens. Revenir dans son pays lorsque l’on a vécu ailleurs peut s’avérer particulièrement dur et déprimant. On parle beaucoup du départ mais rarement du retour… Heureusement, le Cambodge m’avait permis de faire une partie de mon deuil du Québec.

Aujourd’hui je suis plus positive et motivée. J’ai trouvé un appartement et je cherche un travail de styliste depuis août. À côté de ça, j’ai créé Palm, mon propre label d’illustrations destinées à être imprimées sur posters, t-shirts et tote bags.

Mes projets pour l’avenir? Faire évoluer Palm et me mettre en freelance, idéalement monter une marque de vêtements pour enfants. Je pense aussi quitter Paris pour une ville plus calme lorsque mon copain aura fini ses études.

 

Quant à mon expérience EIC, je la referais sans hésiter ! Ce voyage m’a permis de grandir, d’évoluer autant sur le plan personnel que professionnel et surtout de m’ouvrir aux gens.

 

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