Mon road trip en Gaspésie

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Pour ce début de mois d’août, une amie de France vient me voir à Montréal. Je profite de sa visite pour faire un road trip qui me tentais depuis longtemps : la Gaspésie. Nous nous sommes fixés 6 jours (du 12 au 18 août) pour ce trajet, commencer par le bas puis remonter en faisant le tour. Contrairement à d’habitude, j’ai booké tous les campings à l’avance afin d’être sûre d’avoir de la place puisqu’il s’agit de la haute saison.

Je vous invite à nous suivre sur la route de cette somptueuse province…

Amqui

Le vendredi matin, après avoir récupéré la voiture à l’agence de location, nous entamons notre périple.

Après une longue journée sur la route ponctuée de pauses café bien méritées, nous arrivons enfin au camping d’Amqui. Nous nous accordons une petite promenade jusqu’au lac avant de monter la tente et de filer sous la douche. Manger en pleine nature à la belle étoile, discuter autour d’un feu, déguster des marshmallows grillés sur des pics et dormir sous la tente : moments magiques que je retrouve avec plaisir !

La nuit cependant, le froid humide vient nous surprendre malgré la saison estivale. Les couches accumulées ne suffisent pas mais je décide de rester sous la tente tandis que mon amie préfère se réfugier dans la voiture.

Réveil à 7h avec la lumière du jour, le froid n’a pas cessé de se faire sentir. Mon corps engourdi refuse de sortir du duvet mais l’idée de prendre une douche brûlante est trop forte. Une fois réchauffée, je range le matériel dans la voiture puis nous reprenons la route.

Pour le petit déjeuner, nous nous arrêtons au hasard à Matapédia au gîte Le Cœur de la Rivière. La propriétaire est aux petits soins. Nous nous asseyons au soleil sur la terrasse de cette jolie maison bleue en savourant une belle assiette salée accompagnée d’un café fumant.

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Bonaventure

En arrivant au campement Cime Aventure, nous commençons par la promenade en canot que nous avons réservée à l’avance pour être sûres d’avoir une embarcation disponible. De nombreuses autres activités sont proposées sur place.

Nous avons choisi la « ballade familiale », une descente de 9km qui coûte 65$ tout de même (location et remontée en navette). Après avoir reçu les instructions de base, nous descendons sur le petit quai, munies de nos pagaies et d’un gilet de sauvetage obligatoire (on oubliera le bronzage sans traces pour cette fois !).

Une fois sur la rivière, le courant n’est pas fort mais une mise au point s’impose. Après avoir tourné plusieurs fois sur nous-mêmes et surtout après avoir malencontreusement emporté le repère rouge planté dans l’eau, nous arrivons enfin à trouver un bon rythme. Nos mouvements se coordonnent et nous avançons sans problème, laissant les yeux admirer la beauté des lieux.

La couleur vert menthe de l’eau donne envie de la boire comme de s’y plonger, le soleil chaud finit d’effacer le froid mordant de la nuit passée. Quelques petits rapides ponctuent la descente mais tout va bien, nous avons pris le coup de main ! De chaque côté, des forêts de sapins sont plantés sur une roche orange presque rouge. Nous faisons un arrêt sur une petite plage de galets pour prendre des photos puis nous repartons de plus belle, grisées par la sensation de glisser littéralement sur cette belle rivière. Seules au monde, nous passons quatre ponts avant d’arriver au point de rendez-vous. Les autres embarcations débarquent au fur et à mesure, puis la navette nous ramène au camp.

 

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Une fois sur place, nous installons la tente puis nous redescendons vers l’accueil qui bénéficie de deux piscines et même d’un jacuzzi ! L’eau bouillonnante à 35° permet de délasser le corps et de détendre l’esprit. Après 30 minutes de relaxation, direction les douches. Et là, surprise, celles-ci sont payantes, soit 1$ les 5 minutes environ. Pas très fairplay pour un camping déjà assez onéreux. Sachant que c’est le seul de la ville, je comprend que ce dernier profite certainement de son monopole et je trouve cela plutôt dommage.

Le soir, nous allumons le feu, glissons les conserves dans les braises tandis que les saucisses commencent à grésiller sur leur grille. Après ce repas réconfortant, nous nous installons par terre près des flammes. Le bois crépite et flambe dans la nuit noire, silencieuse. Le moment est parfait, une vraie pause nature qui permet de souffler. Je contemple les flammes et me laisse dorloter, entourée de chaleur alors que le froid s’installe tout autour.

 

Percé

Le dimanche, direction la ville de Percé via la route 132 qui permet de voir toute la côte et de bien profiter du paysage. Nous arrivons au camping Nature Ocean. L’accueil est chaleureux, le site vaste, calme et beau. Deux points de vue permettent d’admirer le fameux rocher Percé. Le camping dispose même d’une salle de repos avec tables, d’un micro-ondes, de canapés et d’un frigo.

Après avoir installé la tente, nous allons nous promener en ville. Percé est une adorable petite bourgade balnéaire avec restaurants, boutiques de souvenirs et le quai d’où partent les excursions pour les baleines ou pour faire le tour de l’Île Bonaventure. Nous montons jusqu’à la Croix (1$) qui offre une vue différente du rocher puisqu’il est cette fois de côté. Nous optons ensuite pour une marche en forêt sur le Chemin du Mont Sainte Anne.

Le soir, nous dégustons une bière artisanale au Pit Caribou, un pub local à essayer pour ses breuvages et son ambiance joviale !

 

La Rivière aux Émeraudes

Le lundi matin, cap sur le parc national Forillon à l’extrémité est de la Gaspésie. Avant d’arriver à destination, nous nous arrêtons à la rivière Portage, aussi connue sous le nom de « Rivière aux Émeraudes ». Il est possible de faire une longue randonnée pour y arriver ou de suivre le chemin en voiture.

Lorsque nous arrivons à la chute, nous comprenons mieux le surnom de cette rivière. Sur la roche, l’eau coule en filets pour atterrir dans une sorte de piscine naturelle dont le vert intense, presque irréel, rappelle effectivement celui des émeraudes. Séance photo, admiration des lieux, je me serais bien baignée mais l’air n’est pas assez chaud et l’eau bien trop froide ! Tant pis, le plaisir des yeux suffit et j’ai du mal à décoller mon regard de cette couleur extraordinaire.

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Parc national de Forillon

Sud du parc

De nouveau sur la route, les paysages sont de plus en plus spectaculaires au fur et à mesure que l’on approche de Forillon. Lorsque nous arrivons au parc, il faut s’acquitter des droits d’entrée (7,80$) et des frais de camping de 15$ en plus du prix de l’emplacement.

Notre site, le Petit Gaspé C, se trouve dans le secteur sud du parc. L’emplacement est tranquille et intime, un petit bout de terre au milieu de la forêt.

Pendant que mon amie part en croisière pour les baleines, je me lance dans une randonnée. Le sentier Les Graves est tout bonnement époustouflant avec vue sur la forêt d’un côté et sur l’océan de l’autre. Falaises rouges, eau bleu marine miroir, fleurs sauvages jaunes et parme : j’ai l’impression d’être seule au monde, de découvrir une terre nouvelle malgré les quelques autres marcheurs croisés sur le chemin.

Puis, moment magique… Là, à quelques mètres de moi, un ours noir de petite taille surgit des fourrés. Il marche tranquillement, me laisse le prendre en photo, fouille le sol de sa truffe puis disparaît comme il est apparu. Je suis hypnotisée, heureuse et reconnaissante d’avoir eu cette chance incroyable !

Une fois arrivée au phare du Cap-Gaspé, je redescend un petit chemin dans les bois jusqu’au « bout du monde ». Une fois arrivée, j’entend des bruits étranges provenant de l’eau en contrebas. J’avance sur le promontoire et j’aperçois un groupe de phoques immobiles, dont seule la tête dépasse de l’eau. Les bruits qu’ils font ressemblent à un drôle de chant. Cette marche ne pouvait pas être plus extraordinaire et riche en découvertes. Cerise sur le gâteau, le gros porc épique rencontré sur le retour, pas farouche pour un sou !

Je retrouve mon amie qui me raconte sa rencontre avec les baleines, les marsouins et les phoques. Chacune a vécu une aventure incroyable, une journée magique !

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Nord du parc

Le mardi matin, le soleil est au rendez-vous et nous décidons de lézarder un peu sur la plage de Cap aux Os, derrière une boutique proposant des excursions en kayak, en canot et en paddle. Il n’y a pas grand monde et je m’accorde un petit somme après avoir trempé mes pieds dans l’eau glacée. À midi, nous déjeunons dans un petit restaurant familial à côté de la plage : Le Baleinier. À goûter absolument, les Guédilles aux crevettes… Une merveille !

Nous prenons ensuite la direction du Cap Bon Ami dans le secteur nord du parc. Nous devons repayer l’entrée car celle-ci est seulement valable pour une journée.

Lorsque nous arrivons, la vue est superbe. De vastes forêts sapins couvrent les falaises tandis qu’en contrebas, une grande plage de galets s’étend de tout son long. Nous décidons de monter à l’observatoire, les 1,8 km annoncés semblent largement faisables. Fausse joie car le sentier se trouve être particulièrement abrupte, c’est une petite distance mais une grosse séance de sport ! Une fois en haut, il ne reste plus qu’à monter dans la tour d’observation en bois pour finalement profiter d’une vue à 360° sur tout le parc. C’est à couper le souffle (du moins ce qu’il en reste après la montée !). Une fois redescendues, nous prenons une petite heure pour nous allonger sur la plage.

 

Auberge Sea Shack

Nous prenons ensuite la route pour le Sea Shack, une auberge très réputée auprès des voyageurs. Celle-ci se trouve en bordure de la petite ville Sainte-Anne-des-Monts.

En arrivant sur place, le contraste est saisissant entre l’ambiance festive type backpacker et le silence des camps en forêt dans lesquels nous dormions depuis plusieurs jours. Une vaste rangée de tentes colorées s’étend sur la plage, des groupes chantent autour des feux, tandis que le bar commence à se remplir peu à peu.

Outre les dortoirs (pour ceux qui préfèrent un vrai lit plutôt que le sol d’une tente), une grande salle aménagée permet de se faire à manger, il y a même des canapés, un piano et l’accueil est chaleureux.

Pour le dîner, nous nous offrons poutine, brownie et bière… Tout ce qu’il y a de plus équilibré ! Malgré la bonne ambiance, nous sommes trop fatiguées pour participer aux festivités. Nous allumons un petit feu sur la plage avec des amis qui nous ont rejoint sur la route, puis nous filons dans notre tente pour nous endormir lourdement, bercées par le bruit des vagues et des accords de guitare. Ceux qui ont le courage se réveillent à l’aube pour admirer le lever de soleil sur la mer.

 

Parc national de la Gaspésie

Une fois notre petit déjeuner terminé, nous nous dirigeons vers le parc national de la Gaspésie.Cette partie de la région est particulièrement pour sa population d’orignaux que l’on peut observer principalement en début et fin de journée. Nous commençons par faire la petite marche qui mène au Lac des Américains. Les montagnes embrumées se reflètent sur l’eau calme… Le paysage est splendide et prête à la contemplation, l’endroit parfait pour pique niquer !

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Nous prenons ensuite la voiture pour rejoindre le sentier menant au Mont Ernest. La végétation est vraiment différente de Forillon, offrant ainsi un tout autre univers. Sur le chemin, chaque promeneur est à l’affût, guettant une apparition d’orignal. Même si nous n’en apercevons aucun, le cadre enchanteur vaut largement le détour !

 

Matane

Après cette journée au parc National de la Gaspésie, nous faisons quelques courses pour le soir et filons sur la ville de Matane pour y passer notre dernière nuit. Nous aurions pu dormir au parc mais je préfère avancer un peu pour avoir moins de trajet jusqu’à Montréal le lendemain. Nous profitons encore de la belle route 132 qui longe la mer et traverse plein de petites bourgades bourrées de charme.

Le camping de la Rivière Matane est très calme. Dernière nuit en tente, dernier feu avec les marshmallows qui nous auront fait la semaine. Nous profitons pleinement de ces instants avant le retour à la civilisation.

 

Quelques conseils :

  • Si vous avez de la route à faire, rendez-vous le plus tôt possible dans votre agence de location le matin car il y a souvent du monde et vous devrez attendre même si vous avez loué votre véhicule à une heure précise.
  • Vous pourrez acheter du bois à l’accueil de tous les campings (de 6 à 10$). Un peu avant l’entrée du secteur sud de Forillon, un particulier vend du bois pour 2,50$, ce qui est plus intéressant.
  • Restez sur la route 132 pour vraiment faire le tour et profiter pleinement du paysage.
  • Vérifiez votre niveau d’essence à Sainte-Anne-des-Monts car il n’y a pas de station pendant un bon bout de chemin dans le parc national de la Gaspésie.
  • Si vous avez plus de temps que nous pour ce road trip, prenez au moins deux jours pour Forillon ainsi que pour le parc national de la Gaspésie.
  • Les principales villes ont toutes leur point d’information permettant de prendre les renseignements dont vous avez besoin. On vous donnera aussi des cartes détaillants les sentiers de randonnées à faire aux alentours.
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