Portrait d’entrepreneur : Clément, fondateur de BourseSportive.com

Clément Bompart
Assurances PVT Canada

Installé à Montréal depuis 2016, Clément Bompart est le fondateur de BourseSportive.com, un projet destiné à mettre en relation les jeunes étudiants français avec les universités nord-américaines en valorisant leur potentiel sportif. Il nous raconte son parcours de la France au continent nord-américain.

Comment es-tu arrivé au Canada ?

Cela ne fait pas très longtemps que je vis à Montréal. Cependant, je suis déjà venu plusieurs fois au Canada ; d’abord plus jeune, en colonie de vacances, puis récemment pour le travail. Je suis arrivé en tant que PVTiste en juillet 2016.

En fait, tout a véritablement commencé en France. Je joue au foot depuis tout petit, du centre de formation de Marseille pendant 5 ans aux différents clubs américains en 3ème division. On peut donc dire que ce sport/passion m’a fait beaucoup voyager entre la France, les États-Unis et le Canada.

Après un Master Management des organisations sportives, de nombreux allers-retours dans différents clubs nord-américains et quatre road-trip aux USA, je suis rentré à Marseille en juillet 2014 pour me lancer dans un nouveau projet : aider les jeunes souhaitant étudier et pratiquer une activité sportive de haut niveau au Canada ou aux États-Unis. Comment ? En mettant en relation les sportifs avec une ou plusieurs universités et en mettant l’accent sur leur potentiel.

La formation française concernant le soccer et le rugby est reconnue pour sa qualité et l’objectif était notamment d’utiliser cet argument pour apporter de nouveaux joueurs aux entraîneurs universitaires. J’ai passé beaucoup de temps à prospecter pour trouver des clients, à construire un réseau de coachs et de joueurs en France.

En février 2015, j’ai organisé un premier événement, ainsi qu’un deuxième fin avril. Puis, les premiers départs sont enfin arrivés, deux jeunes se sont envolés pour le Québec et deux autres pour le Kansas. Je me suis rendu à Montréal pour 6 mois, en août 2015, afin d’être avec eux et de rencontrer les universités afin de développer le projet.

Je suis rentré en France pour l’organisation de plusieurs évènements au terme desquels j’ai réalisé un montage vidéo de chaque joueur avec l’aide d’un ami. Un travail énorme à boucler en seulement une semaine ! J’ai envoyé les vidéos aux universités montréalaises principalement et les coachs ont commencé à proposer des bourses pour les joueurs qui les intéressaient.

Entre temps, j’ai fait ma demande de PVT en mars 2016 pour enfin l’obtenir fin mai.

Qu’est-ce qui t’a poussée à exporter ton entreprise au Canada ?

À chaque fois que je suis venu ici, qu’il s’agisse de travail ou de vacances, j’ai toujours adoré l’expérience ! Disons que j’aime voyager aux États-Unis mais le Canada m’attirait beaucoup plus en terme de qualité de vie. Autre avantage dans mon domaine, le marché canadien est beaucoup plus accessible pour quelqu’un qui démarre car les universités canadiennes sont plus faciles à démarcher que celles aux États-Unis. De plus, je travaille majoritairement avec des français donc c’est plus simple aussi de ce côté là, en tout cas pour le Québec !

J’avais donc envie de vivre cette expérience à Montréal, ville que j’affectionne particulièrement, mais aussi pouvoir être sur place pour accompagner les jeunes.

PartenaireAssurances PVT Canada

Pour le moment, mon entreprise est encore française mais je suis en train de faire les démarches pour l’incorporer, c’est-à-dire l’enregistrer officiellement ici, au Canada.

As-tu rencontré des difficultés dans ton parcours d’entrepreneur ?

Moralement oui, la vie d’entrepreneur n’est pas tout le temps facile car il y a des hauts mais aussi beaucoup de bas. Il faut arriver à garder le cap et croire en ce que l’on fait, avoir confiance malgré les obstacles qui se présentent.

J’ai pas mal de difficultés dans la mise en action des choses car cela prend du temps et les gens ne sont pas forcements réactifs ou réceptifs, notamment par rapport à ma plateforme. Certaines universités rechignent à s’engager alors que je leur ramène des jeunes donc j’ai un énorme tri à faire. Il faut être clair dans le business sinon les gens profitent longtemps de services sans forcement s’impliquer.

Quel(s) conseil(s) aurais-tu à donner aux Français qui aimeraient tenter l’aventure de l’entrepreneuriat au Canada ?

Il faut évidemment avoir envie de voyager mais cela ne suffit pas. Pour moi, le plus important est d’être convaincu que l’on peut apporter quelque chose au pays en question, avoir une véritable envie de donner de sa personne, de partager plutôt que de venir juste parce que le Canada c’est beau sur le papier. Les nord-américains sont particulièrement sensibles aux gens qui vont leur apporter de la nouveauté, une vision différente.

Un autre point important : la flexibilité, la capacité à s’adapter à la culture car être entrepreneur dans son pays et à l’étranger présente pas mal de différences.

Enfin, je dirais qu’il faut avoir conscience des obstacles et vraiment vouloir aller au bout de son projet, se remettre en question et s’accrocher, ne pas toujours prêter attention aux détracteurs ni aux nombreuses personnes qui cherchent à te dire comment faire. 

Des projets pour la suite ?

Pour l’instant, mon objectif est de développer BourseSportive.com d’abord en Amérique du Nord, en Europe, puis plus tard en Asie. Mon rythme de vie, entre voyage et entreprenariat me plait donc je me concentre là-dessus.

Pour moi ce projet est une étape mais je ne ferais pas ça toute ma vie, je veux juste aller au bout des choses, de ma vision et ensuite je verrais !

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