Route de l’Alaska, cap au nord

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Cap au nord ! Si vous aimez la route, les immensités sauvages, si vous avez des envies d’escapades tendance Into the Wild, si vous aimez les paysages inhospitaliers et les conditions parfois extrêmes, la route de l’Alaska est votre Graal ! Mythique et légendaire, c’est un voyage en soi, une expérience inoubliable aux confins d’une superbe région. PVT, partez à l’aventure du grand nord !

La route de l’Alaska est une destination touristique en soi. Mais attention, elle n’est pas une attraction touristique comme on a l’habitude d’en voir.

Pas de cités touristiques, super-équipées, pas de magasins à la chaîne, pas d’infrastructures hypermodernes. Prendre la route de l’Alaska, c’est pénétrer en territoire quasi désertique. Hôtels, restaurants, boutiques ou autres lieux de divertissement y sont rares, c’est la splendeur du paysage qui fait tout l’intérêt du voyage !

Ce que vous allez traverser, ce sont de grandes étendues enneigées, des forêts d’épicéas, des bosquets de fleurs sauvages, des plaines de toundra, et vous aurez l’occasion d’apercevoir une faune « exotique » : ours, aigles, caribous, orignaux ou encore bisons.
Les PVT raffolent de ce périple aventureux : en voiture ou en camping car, choisissez votre mode de transport !

À savoir

Quelques données

– Cette route relie Dawson Creek (Colombie-Britannique) et Fairbanks (Alaska), en passant par Whitehorse (Yukon) et couvre quelques 2451 kilomètres. Elle traverse deux pays : Canada et États-Unis.

– Les températures peuvent descendre jusqu’à -48°C à certains endroits : vous serez prévenus !

– C’est donc à Dawson Creek que se trouve le Mile zéro et que la signalétique routière vous indique le compte de miles.

– La route traverse différents écosystèmes :

  • Les Rocheuses (et le Continental Divide), portion nord-américaine des crêtes montagneuses qui marquent la ligne de partage des eaux entre l’océan Pacifique, l’océan Atlantique et l’océan Arctique ;
  • La rivière Yukon ;
  • Les montagnes Saint Elie, avec le mont Saint-Elie, un sommet culminant à 5488 mètres d’altitude, à la frontière entre l’Alaska et le Yukon ;
  • Le mont Logan, la plus haute montagne du Canada, 5959 mètres.
Alaska Highway by Jeff Wallace
Alaska Highway by Jeff Wallace

Un peu d’histoire

La route est, à l’origine, un projet militaire initié après la Seconde Guerre mondiale. L’idée d’une route reliant l’Alaska serait née dans les années 1920, mais elle n’est devenue une priorité qu’après Pearl Harbour et la menace d’invasion japonaise.

Les travaux ont duré huit mois, ce qui est étonnement peu étant donné le kilométrage. Débutée le 8 mars 1942, elle fut « terminée » le 28 octobre de la même année, grâce à l’intervention de plus de 1000 militaires (américains) et 15000 civils, à la fois canadiens et américains. Bien sûr, il ne s’agissait que d’un chemin terreux et boueux, dépourvu de ponts. Ce ne fut qu’en 1944 qu’elle fut ouverte à la circulation et praticable pour (presque) tous les véhicules, car elle n’était encore revêtue que de graviers.

Après la guerre, le tracé fut repensé et raccourci. Certaines portions de l’ancienne route sont toutefois toujours utilisées.

Par la suite, diverses équipes s’échinèrent à améliorer le réseau et à équiper la route d’infrastructures. Ce n’est qu’à partir de 1964 que la route fut partiellement goudronnée.

L‘entretien d’une telle route reste un défi de tous les ans, avec des températures en dessous de 0 et de multiples intempéries : inondations, glissements de terrain, tempêtes et froids extrêmes. Mais aujourd’hui, la route, goudronnée du début à la fin, est très bien entretenue et dispose de tous les équipements nécessaires, même si vous n’en trouverez pas tous les kilomètres.

Cette route favorisa l’ouverture de l’Alaska ainsi que le développement de ces régions du nord et de différentes industries : forestière, gazière, minière et, plus récemment, touristique.

Prévoir votre voyage sur la route de l’Alaska

Quand partir ?

En hiver, c’est à vos risques et périls ! Neige, glace, blizzard, vent, toutes les conditions les plus extrêmes sont possibles et même fort probables. Bref, prévoyez l’équipement complet pour conduire en hiver. Nous ne conseillons pas cette période.

Début du printemps ou fin de l’automne : prévoyez des chaînes pour vos pneus, car la neige est fréquente et les conditions peuvent être difficiles.

L’été est la période idéale, inutile d’insister là-dessus : les conditions climatiques sont favorables (le mauvais temps peut tout de même encore faire des siennes : pluie, brouillard et même neige) et les animations sont nombreuses.

Sunset along Alaska Highway by naserke
Sunset along Alaska Highway by naserke

Conditions de route

Pour connaître les conditions de route, regardez les liens de road report (en anglais) et de l‘état d’Alaska.

Questions administratives

Vous traverserez deux pays : Canada et États-Unis, ce qui implique quelques impératifs administratifs. Il vous faudra :

  • un permis de conduire valide au moins 90 jours après l’entrée sur le territoire ;
  • un passeport valide ;
  • l’autorisation de passer la frontière vers les États-Unis (renseignez-vous sur internet).

Préparer son voyage

– Prenez une bonne carte. La route de l’Alaska part officiellement de Dawson Creek en Colombie-Britannique, à Delta Junction en Alaska. Mais des routes plus locales étendent le réseau jusqu’à Seattle au sud (dans l’état de Washington, Etats-Unis), et Fairbanks, Alaska, au nord. Ce qui donne une distance de 3722,4 kilomètres.

– Trouvez un bon véhicule et vérifiez pression et qualité des pneus, etc. Vous rencontrerez certainement de la neige, de la glace… Surtout si vous poursuivez le chemin au-delà de la route de l’Alaska, sur la Dalton Highway, au nord de Fairbanks, en plus mauvaise condition.

Le camping car est une excellente solution pour partir sur la route, mais un peu coûteux. Ça vaut le coup si vous êtes plusieurs !

Sachez que la plupart des compagnies de location de voiture ne vous autoriseront pas à prendre certaines routes si elles ne sont pas goudronnées.

Prévoyez un séjour modulable : les conditions météorologiques, les distances ou autres (orignaux sur la route, ou une attraction qu’on a finalement envie de voir, etc.) rendent les délais fixés difficiles à respecter. Ne réservez pas trop vos hébergements car vous ne pourrez pas toujours respecter vos obligations. S’ils ne sont pas foisons, les possibilités d’hébergement (lodges, hôtels, motels, camping…) existent et vous en trouverez à chaque fois. Sachez que le camping sauvage est autorisé partout.

– Gardez un oeil sur l’essence : les stations essence sont éparses, mais à distance raisonnable entre elles. Par contre, les garages ne sont pas nombreux, alors emportez du matériel de bricolage, au cas où, équipez-vous en pneus de rechange.

– Télécommunications : bien sûr le réseau est quasiment inexistant, donc si vous voulez utiliser un téléphone, ce sera soit celui du motel ou du bar d’étape, soit un téléphone satellite que vous aurez acheté avant de partir.

– Emportez du matériel d’urgence : emportez aussi de la nourriture lyophilisée (on ne sait jamais), du matériel à pharmacie, des piles et autre matériel utile.

À voir, on the Alaska road

– Fort St John, pour une plongée dans un village typique du nord du Canada et tenter une petite séance de pêche. À partir de là, les villages et habitations se font de plus en plus rares. Commencez à faire attention à votre plein d’essence.

– À partir de Fort Nelson, votre connexion téléphone ne fonctionne plus.

– Lac Muncho, splendide, qui reflète des sommets de plus de 2000 mètres. Vous pourrez commencer à apercevoir des ours et des bisons (impressionnant!)

Muncho Lake Provincial Park, Alaska Highway,
Muncho Lake Provincial Park, Alaska Highway

– Vous pourrez vous arrêter à Liard Hotsprings, qui a l’avantage de compter des sources d’eau chaude en pleine nature, aménagées et où vous pourrez vous baigner, un délice !

– À partir de Watson Lake, petit village dont l’économie est basée sur le tourisme, vous entrez au Yukon, qui contient les plus hautes montagnes du Canada !

– Vous passerez ensuite par Teslin, qui borde un grand lac sur lequel vous trouverez un long pont métallique, une des merveilles industrielles de la route de l’Alaska.

– Vous déboucherez ensuite à Whitehorse, qui rassemble les 3/4 de la population yukonnaise. Ça peut faire du bien de retrouver un peu d’ambiance urbaine, même si elle reste très rustique, limite western !

– De là, vous pouvez prendre une tangente et aller en direction de Skagway puis Juneau (villes des États-Unis), sur le chemin de la ruée vers l’or et la route de Klondike, en passant par le lac Emerald (son nom ne se dément pas lorsque vous apercevez la couleur de son eau), le désert de Carcross (plus petit désert au monde), véritable mirage dans un paysage humide et pluvieux, le lac Bennett.

– Sinon, vous allez directement à Haines Junction et passez par le parc national de Klane en longeant le lac Haines.

– À partir de là, vous suivez une route bordée de pics enneigés (dont certains culminent à 2500-3000 mètres) et de forêts sombres. Ici, les nuits d’été sont déjà bien claires.

– Vous voici arrivés à la frontière de l’Alaska, l’état aux trois millions de lacs… Vous traverserez des villages aux noms plus qu’incongrus (Tok, Chicken), vous emprunterez la Richardson Highway avec des panoramas prodigieux sur des plaines surmontées de glaciers, comme sur les cartes postales.

– Vous passerez par Valdez, petit port qui ne gèle pas pendant l’hiver, au pied des montagnes et glaciers (Columbia Glacier) : ambiance garantie dans cet endroit souvent très humide et plutôt gris !

– Là, vous emprunterez une route digne des plus beaux paysages d’Alaska, la Glenn Highway : forêts, montagnes rougeoyantes, glaciers, lacs et rivières à l’eau bleue mate, puis vous croiserez certainement des animaux de toutes sortes : orignaux, etc.

– Ensuite, c’est la Denali Highway, qui vous mènera tout droit vers Fairbanks, qui long le fameux Denali National Park (à ne pas manquer, mais attention, votre véhicule doit être adapté aux routes de terre). La route n’est pas extraordinaire et le paysage, fait d’épinettes, est souvent en proie à des incendies ravageurs. L’Alaska Highway prend fin à Delta Junction et c’est la Richardson qui prend le relai. Paysage sec, gros torrents aux blanches de glaciers.

– Une fois arrivés à destination, vous aurez accès à des parcs splendides, qu’il faut absolument visiter si vous êtes dans le coin (il suffit de sortir un peu de la route de l’Alaska) : Wrangell-St. Elias National Park and Preserve. Les sommets les plus hauts sont les suivants : Mont Blackburn (4 996 mètres d’altitude), Mont Drum (3 661 mètres), Mont Wrangell (4 317 mètres) un volcan partiellement actif, Mont Sanford (4 949 mètres), Kenai National Wildlife RefugeValdez Glacier Lake… Et ne ratez pas Anchorage.

(Pour le parcours, merci aux totos)

Chemins de traverse

Il existe des routes connexes mais pouvant faire partie de la route de l’Alaska :

– le Passage Intérieur (voie maritime côtière de l’océan Pacifique, le long du sud-est de l’Alaska et de l’ouest de la Colombie-Britannique) ;

– les îles Aléoutiennes (archipel des Etats-Unis situé dans le sud-ouest de l’Alaska) Aleutian Islands sont accessibles par l’Alaska Marine Highway ferry système, un ensemble de ferries qui opèrent le long de la côte sud et centrale de l’Alaska.

– la Cassiar Highway, dont 10% ne sont pas goudronnés.