Bas-Saint-Laurent : à la découverte d’une beauté typiquement canadienne

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Phare de Cabano - Copyright : Eduardo Fonseca Arraes
Assurances PVT Canada

Comme tant d’autres régions du Québec, le Bas-Saint-Laurent enchante par son naturel, ses rivières qui flirtent avec l’océan, ses montagnes qui chatouillent les nuages et ses animaux sauvages qui nous invitent jusque dans leur maison. Il est baigné de soleil en été et vêtu d’un épais manteau blanc en hiver, permettant à ceux qui le visitent des folies en toute saison.

Pourtant, certains vous diront que même s’il jouit d’une beauté typiquement canadienne, le Bas-Saint-Laurent reste unique en son genre. Ses îles qui parsèment l’horizon, son fleuve qui s’écoule paisiblement à travers la vallée et peut-être le fait qu’elle soit considérée comme la plus francophone de toutes les régions québécoises, lui confèrent une saveur un peu particulière. À vous de juger !

L’un des plus grands fleuves au monde

La région administrative du Bas-Saint-Laurent se situe au sud-est du Québec et est entourée par la Chaudière-Appalaches et de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine.

Notez qu’au Québec, on trouve deux types de régions : administratives et touristiques. Ce parallèle peut créer des confusions puisque les frontières diffèrent d’un type de région à l’autre. D’un point de vue administratif, par exemple, la vallée de la Matapédia fait partie du Bas-Saint-Laurent, alors que touristiquement parlant, la Matapédia appartient à la Gaspésie. Ainsi, parce qu’un article lui a déjà été consacré dans la partie sur la Gaspésie, la vallée de la Matapédia ne sera pas abordée dans celui-ci. Les autres municipalités régionales du Bas-Saint-Laurent sont Kamouraska, la Mitis, les Basques, Matane, Rimouski-Neigette, Rivière-du-Loup et Témiscouata.

Attaquons avec ce qui fait la renommée de la région dans le monde entier et lui confère un charme inégalable : le fleuve Saint-Laurent, duquel elle tient son nom. Surnommé « la rivière qui marche » par les Amérindiens, il relie les célèbres Grands Lacs d’Amérique du Nord et sa longueur dépasse les 1 600 km, ce qui en fait l’un plus grands fleuves au monde. D’ailleurs, son immensité, qui lui permet de relier le Canada aux USA, lui vaut souvent d’être comparé à une véritable petite mer à l’intérieur des terres.

Jetez-vous à l’eau et partez à la découverte du Saint-Laurent sur les flots plutôt que par la route, comme l’ont fait les pionniers français au 16ème siècle. En canot, en bateau à moteur, à la voile ou même à la nage (c’est une blague, voyons !), vous aurez l’occasion de voir défiler une grande variété de paysages : montagnes, plateaux, archipels verdoyants au milieu de nulle part. Mais même si vous êtes là pour vous amuser, gardez à l’esprit que vous avez affaire à une merveille de la nature protégée par l’UNESCO.

Les îles du Saint-Laurent

Si le fleuve Saint-Laurent bénéficie d’une telle renommée, c’est aussi grâce à la multitude de petites îles qui ponctuent harmonieusement son cours. La plupart d’entre elles sont facilement accessibles depuis la côte, à commencer par l’Île Verte, qui se situe à 2 km à peine du littoral. Elle est un lieu de prédilection pour l’observation des baleines, et on y trouve également le plus vieux phare de toute la région.

Autre île qui ravira les amis des animaux : la minuscule Île aux Pommes. Parce qu’elle est une terre d’accueil pour un grand nombre d’oiseaux, de l’Eider à duvet au petit pingouin, en passant par le canard. Cette dernière a obtenu le statut de réserve naturelle et est protégée depuis 2004. Par contre, curieusement, personne n’y a jamais trouvé de pommes. En fait, son nom vient des canneberges dont l’île regorgeait à l’époque des premiers colons, et qu’on appelait alors « pommes de terre ». Aujourd’hui cependant, à cause de la gourmandise des oiseaux qui la survolent, vous n’y trouverez plus de canneberges non plus.

Enfin, à ne surtout pas manquer : les îles du Pot à l’Eau-de-vie, qui forment un archipel situé à environ 10 km de la ville de Rivière-du-Loup. Les îles portent le nom de Gros Pot, Petit Pot et Pot-du-Phare. Seule cette dernière est accessible aux touristes, pour assurer la tranquillité des différentes colonies d’oiseaux qui se sont installés sur les deux autres. Comme son nom l’indique, l’île du Pot-du-Phare détient en son sein un phare historique et classé, dans lequel vous aurez la possibilité de passer une nuit. Autre attraction intéressante : les excursions en bateau, qui vous permettront de découvrir la totalité de l’archipel ainsi que les îles avoisinantes et, accessoirement, d’en prendre plein les yeux. Notez toutefois que l’île du Pot-du-Phare n’est pas accessible en période de nidification, pour ne pas nuire à la tranquillité de nos amis à plumes.

Bas-Saint-Laurent

Autre bijou naturel qui se trouve au cœur du Bas-Saint-Laurent : le parc national du Bic, qui se trouve à proximité de la ville de Rimouski, dans la municipalité de Rimouski-Neigette. Bien qu’il soit de petite taille (sa superficie est de 33 km²), il offrira à ceux qui veulent « prendre une marche », comme disent les Québécois, d’agréables balades le long des rives du fleuve. Il vous permettra aussi de découvrir les phoques de la région qui adorent se prélasser sur les rochers. Le pic Champlain y culmine à environ 350 m de haut, et devient le lieu idéal pour faire du ski lorsque l’hiver pointe le bout de son nez.

Le parc du Bic propose également des excursions au large du fleuve pour aller observer les mammifères marins : baleines, phoques, belugas, etc. Enfin, ceux que ça intéresse pourront en apprendre plus sur les amérindiens qui occupaient le Bas-Saint-Laurent bien avant que les premiers colons n’y mettent les pieds. Méthodes de chasse, de pêche, outils vieux de 7 000 ans, rituels et mode de vie, etc. L’initiation proposée par le parc du Bic tend à démontrer une nouvelle fois que même si le Canada est un pays jeune, il est aussi un territoire ancestral dont l’histoire se murmure depuis des millénaires.

Bas-Saint-Laurent

Bas-Saint-Laurent : de la ville… mais pas trop !

Vous l’aurez donc compris : le Bas-Saint-Laurent est de ces régions québécoises laissées presque intactes, où il n’existe ni mégalopoles, ni ramdam infernal, et où les cris des oiseaux se font mieux entendre que les klaxons des voitures. Mais ça ne signifie pas pour autant que vous n’y trouverez pas de villes (à peu près) modernes et dynamiques. Rimouski, dont le nom provient du mi’kmaq et signifie « terre à l’orignal » parce qu’elle en regorgeait à l’époque des amérindiens, est la plus grande ville du Bas-Saint-Laurent. Avec plus de 40 000 habitants, elle continue encore aujourd’hui à se développer et propose des services qui manquaient cruellement à la région il y a peu de temps. Il faut dire que Rimouski est encore jeune, puisqu’elle a été fondée en 1696 par un bourguignon.

Bas-Saint-Laurent

Parce que pour les Québécois la ville c’est bien joli, mais que la verdure c’est quand même mieux, vous trouverez le parc Lepage en plein cœur de Rimouski. Nous n’irons pas jusqu’à dire qu’il est une véritable bulle d’air, un poumon au cœur de l’effervescence de la ville, mais il constitue un endroit agréable pour flâner et se reposer. Autre centre d’intérêt dans la municipalité de Rimouski-Neigette : le canyon des Portes de l’Enfer. Il est entouré de 15 km de sentiers pédestres escarpés, d’un pont et d’une passerelle depuis laquelle vous aurez une vue plongeante (60 m) sur le canyon. Par contre, ceux qui ont le vertige risquent de vivre une véritable descente aux enfers. Pensez donc à « attacher votre tuque avec de la broche » (en français de France = accrochez-vous !).

L’un des meilleurs moyens de visiter le Bas-Saint-Laurent lorsque l’on dispose d’un véhicule, c’est d’emprunter la route 289, aussi appelée la « route des frontières ». Elle traverse la région en largeur, de la ville de Saint-André (à Kamouraska) à celle de Saint-Jean-de-la-Lande (à Témiscouata), vous emmenant ainsi de la rive du fleuve Saint-Laurent jusqu’à la frontière avec le New-Brunswick et l’État du Maine, aux USA.

Au cours de votre périple, vous aurez l’occasion de marquer quelques stops intéressants dans les villes de Saint-Alexandre, Rivière-Bleue ou encore Saint-Marc-du-Lac-Long, bien que leur nom romanesque suffise amplement à nous raconter une histoire.

Pratique corner

  • Tout le monde a déjà entendu parler du monstre du Loch Ness qui, paraît-il, aurait élu domicile dans un lac d’eau douce en Écosse. Eh bien figurez-vous que le Bas-Saint-Laurent a aussi son monstre marin. Le « Ponik » serait une créature au long cou, vivant dans le lac Pohénégamook, dans la municipalité de Témiscouata, et s’abritant dans une caverne. Ses supposées apparitions attirent les médias depuis le milieu des années 50, et les premiers colons affirmaient déjà, au 19ème siècle, qu’une gigantesque créature sommeillait dans le lac. Aujourd’hui, la mystérieuse créature est célébrée chaque été, à l’occasion du Festival Ponik qui donne aux habitants une bonne excuse pour faire la fête.
  • Le Bas-Saint-Laurent est considéré comme la région la plus francophone de tout le Québec avec sa voisine, la Chaudière-Appalaches, car la rumeur (et les statistiques) disent qu’on n’y trouve aucun anglophone unilingue.

Nos conseils d’hébergement du petit prix au coup de cœur

Un hôtel avec un excellent rapport qualité prix

Gîte La Licorne

Situé dans la petite ville de Saint-Siméon, ce gîte dispose d’un agréable jardin au calme. À l’intérieur, l’ambiance est familiale avec des hôtes chaleureux. Les visiteurs disposent d’une chambre avec wifi et d’une salle de bain commune. Le petit déjeuner est inclut dans le prix, avec des pancakes particulièrement savoureux. De plus, l’établissement n’est pas loin d’un site d’observation des baleines. En savoir plus

Notre coup de cœur

Auberge le 112

Il suffit de quelques mètres pour rejoindre les berges du fleuve Saint Laurent depuis cette belle et grande auberge. Entre eau et montagne, elle dispose de différentes vues, d’un vaste jardin et de nombreuses activités à proximité. En plus d’être raffinées et grandes, toutes les chambres disposent d’une salle de bain privative et d’un balcon. En savoir plus

Notre choix d’hébergement petit prix

HI-Auberge Internationale de Rivière-du-Loup

Dans cette grande bâtisse de caractère, des chambres privatives sont proposées, ainsi que des lits en dortoir, le tout avec salle de bain commune. La grande cuisine permet aux visiteurs de se préparer à manger pour ensuite s’installer sur une grande table en bois. Ambiance conviviale garantie ! Sans compter le salon confortable avec, en plus, un piano mis à disposition. Le petit déjeuner est compris. En savoir plus

Livres recommandés
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