Les merveilles du parc national de l’Île-du-Prince-Édouard

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« Sea, people and the changing landscape », tel est son crédo, c’est à dire la mer, les gens et les paysages changeants. Parce que le parc national de l’Île-du-Prince-Édouard, c’est cela : un paysage éminemment maritime, agrémenté de quelques forêts acadiennes et d’une histoire humaine relativement riche pour un si petit territoire.

Situé sur l’Île-du-Prince-Édouard, le long de la côte nord, ce parc fut créé en 1937, afin de préserver l’écosystème unique de cette partie du globe.

Un écosystème fait de grandes plages, de dunes de sable, de zones humides et de marais salants (Brackl Marsh), abritant des espèces animales particulières et en danger. Le parc compte également quelques sites historiques d’intérêt national, plus ou moins repérables.

L’Île-du-Prince-Édouard, un peu d’histoire

Le parc national de l’Île-du-Prince-Édouard est doté d’une riche histoire humaine, qui remonte à plus de 10 000 ans. Des fouilles archéologiques ont en effet révélé la présence de nombreux peuples aborigènes dans la région, et ce, sur des dizaines de milliers d’années.

Lorsque les Européens débarquèrent en 1728, les lieux étaient occupés par les Indiens Micmacs que l’on trouve aujourd’hui éparpillés sur le domaine. Les Européens, principalement les Français, s’installèrent, rapidement rejoints par des Acadiens de Nouvelle-Écosse (qui fuyaient eux-mêmes l’oppression britannique). En 1758, 52% de la surface de l’île était occupée pour l’agriculture, l’exploitation forestière et l’industrie navale. À cette époque, l’île Saint-Jean comptait 4400 personnes.

Mais 1758 marque aussi l’arrivée des Britanniques qui déportèrent 3400 de ces Acadiens et prirent pleinement possession de l’île.

Un écosystème unique

Le territoire que recouvre le parc de l’Île-du-Prince-Édouardest absolument unique… et en danger, du fait d’initiatives humaines pas toujours bien intentionnées. Aujourd’hui, 20% du parc est protégé : les dunes de sable de Cavendish et de Brackley, les habitats de Covehead Bridge et de Dalvay pour leurs fleurs sauvages et le Saint Laurent pour ses asters (espèce de fleurs).

Aujourd’hui, les différentes zones du parc se divisent comme suit : les dunes et les plages représentent 37 % de la surface, les forêts 39%, les zones humides d’eau salée ou fraîche 15%, les champs 8% et les routes, parkings et autres aménagements humains 16%.

Île-du-Prince-Édouard
Greenwich, PEI National Park by Andrea Schaffer

En termes de relief, on trouve donc de grandes falaises de grès rouge en bord de mer, des estuaires immergés, des dunes, des forêts et parmi les plus grandes plages de sable. En effet, le lent retrait des eaux durant des millénaires a fait émerger de nombreuses petites îles et a fait apparaître des estuaires ainsi que de longues plages blanches. La roche émergée a lentement été taillée par l’érosion, toujours très active, à raison de 0,5 à 1m chaque année.

D’ailleurs, si vous allez vous baigner là-bas, vous remarquerez que les fonds restent peu profonds sur des kilomètres ! Il existe même des endroits où, à 20 kilomètres, la profondeur ne dépasse pas 15 mètres.

La forêt acadienne mixte est composée essentiellement de trois espèces : hêtres, chênes rouges, érables à sucre, bouleaux jaunes, pins blancs et épicéas. Ces forêts ont été très –trop– exploitées par les colons, mais on peut encore en voir notamment sur le Balsam Hollow Trail.

La végétation est maigre sur les dunes : sur les récentes ne peuvent pousser qu’une seule une plante (d’où sa protection), l’Ammophila. Mais sur les dunes plus anciennes, on voit apparaître quelques autres plantes (baies, roses sauvages…) puis des forêts d’épicéas sur les très anciennes.

À Blooming Point, vous pourrez apercevoir une forêt de conifères très ancienne, enterrée par les dunes de sables mouvantes.

La protection des oiseaux

L’Île-du-Prince-Édouard est reconnue pour abriter plusieurs espèces d’oiseaux en danger et qui sont aujourd’hui protégées, dont le Pluvier siffleur, un oiseau rare, qui niche notamment autour de Cavendish Sandspit et Covehead Bridge. Le parc a d’ailleurs été reconnu officiellement « zone importante pour la conservation des oiseaux« . On y trouve également de grands hérons bleus.

Des sites historiques

Car comme on l’a dit, le parc national de l’Île-du-Prince-Édouard n’est pas seulement un prodigieux site naturel, il porte également une riche histoire humaine.

  • Green Gables : cette ferme du XIXème siècle, propriété de la famille McNeil, située à Cavendish, à l’ouest du parc, a inspiré un roman canadien célèbre, Anne… la maison aux pignons verts, de Lucy Maud Montgomery. Ce récit a beaucoup fait pour le tourisme dans la région. Reconnue comme site historique national en 1985, la demeure est encore meublée comme au siècle dernier et donne une belle idée du mode de vie des pionnier de l’époque. Elle peut se visiter.
  • L’autre site historique se trouve à l’est du parc : c’est le Dalvay-by-the-Sea, une majestueuse et élégante demeure au style Queen Anne, construite en 1896 comme résidence d’un industriel américain. Aujourd’hui, la bâtisse sert d’hôtel.
Île-du-Prince-Édouard
Dalvay by the sea

Vous balader

Il y a 15 chemins qui vous mènent à travers le parc, de plusieurs niveaux de difficulté et à pratiquer à pieds, à vélo et même accessibles en fauteuil roulant : Woodland, Farmlands, Cavendish Beach Trail, Haunted Wood… Les plages (Cavendish beach, North Rustico, Brackley, Ross Lane, Stanhope, Greenwich…) sont immenses et splendides. Vous pourrez bien sûr en profiter davantage l’été, mais l’hiver a son charme également.

Infos pratiques

Il y a deux Visitor Centres : le Cavendish Destination Centre, au croisement des routes 6 et 13, et le Greenwich Interpretation Centre.

Pour dormir, vous aurez le choix entre deux campings, à Cavendish et à Stanhope. Ils sont ouverts toute l’année (mais la totalité des services ne sont disponibles que de mi-juin à début septembre).

Quelle saison ?

Pour profiter pleinement du parc de l’Île-du-Prince-Édouard, nous vous conseillons de vous y rendre entre mi-juin et début septembre. La première raison est météorologique, évidemment. De ce fait, c’est à cette période que sont organisées tout un tas d’activités et d’animations que vous ne retrouverez pas durant les autres saisons. C’est aussi la seule période où vous pourrez vous baigner.

En hiver, tout est recouvert de neige ! Vous trouverez tout de même de quoi faire, mais les activités seront limitées au ski nordique ou aux raquettes. Tout n’est pas accessible et le temps n’est clairement pas de votre côté, mais pour les passionnés de grands espaces enneigés, c’est parfait !

Tarifs

Ce site appartient à Parcs Canada, l’entrée est donc gratuite pour les jeunes de 17 ans et moins depuis janvier 2018.

  • Pour une journée, comptez 7,80$ par adulte pour l’entrée, ou 15,70$ par famille/groupe.
  • Entrée scenic drive : 3,90$ par adulte, ou 7,85$ par famille/groupe.