Portrait d’EIC : Aurel, danse, voyage et petits boulots

PVTiste à Montréal

Face aux difficultés rencontrées pour trouver du travail après un Master Marketing de deux ans en alternance, Aurel décide de tenter l’Expérience EIC et de partir en tant que PVTiste au Canada en février 2015.

Expérience Canada

Pourquoi le Canada ?

À l’époque, j’entendais de plus en plus parler du Canada autour de moi, mais aussi dans les journaux et sur internet. On le qualifiait de « nouvel Eldorado », notamment pour ceux qui avaient la chance de décrocher un des fameux visas EIC. N’ayant rien de concret en France au niveau professionnel, je me suis dit que c’était le bon moment pour tenter l’expérience. Le fait que j’obtienne mon PVT n’a fait que confirmer ma décision.

Une fois sur place…

L’arrivée a été quelque peu… refroidissante ! Il faut dire que je suis arrivé en plein hiver et j’ai eu beaucoup de mal à m’adapter aux températures particulièrement basses. En réalité, Montréal ne me déplaisait pas, mais il a fallu attendre que l’été s’installe pour que j’apprécie vraiment la vie là-bas. La différence d’ambiance entre les deux saisons est radicale !

En arrivant, j’ai passé une semaine dans un Airbnb que j’avais réservé à l’avance. Cela me paraissait plus simple de chercher un logement une fois sur place. J’ai pris le premier appartement que j’ai visité ! Propre, agréable à vivre et situé sur Le Plateau, un quartier dont j’avais beaucoup entendu parlé. C’était une colocation de 5 personnes de nationalité différente, dont un québécois.

Pour commencer, j’ai voulu découvrir la ville en jouant les touristes mais le froid glacial m’a vite découragé. J’ai fait les démarches de base (banque, NAS, téléphone) puis j’ai commencé à chercher du travail, ce qui n’est pas évident en hiver.

Outre les amis rencontrés par le biais de ma coloc, j’ai aussi rencontré pas mal de personnes en m’inscrivant à des soirées de danse latino. Une de ces nouvelles connaissances m’a proposé un emploi bénévole dans un centre de yoga. J’ai fait cela pendant 3 mois, 3h par semaine, ce qui m’a permis d’avoir une première expérience professionnelle sur place, d’occuper mes journées et de continuer mes recherches à côté.

Ensuite, grâce à l’un de mes colocataires, j’ai trouvé un petit job de distribution de flyers. Pas vraiment amusant, sans compter que je devais rester dehors pendant plusieurs heures (on en revient au froid), mais qui m’a permis de me faire un peu d’argent.

Puis, au bout d’un mois à faire ça, j’ai enfin décroché un emploi à temps plein comme magasinier. Mon travail consistait principalement à réceptionner les marchandises de la boutique, vérifier les quantités commandées et reçues, étiqueter les prix, mettre les articles en rayon, etc. Bien que le job en lui-même ne corresponde pas vraiment à ma formation, il a été très formateur. J’ai appris beaucoup de choses et j’ai eu la chance de travailler avec une super équipe. Une bonne ambiance aide largement à se lever le matin !

Pendant ce temps là, j’ai profité de mes weekends pour découvrir différents endroits comme Tadoussac, les chutes du Niagara, Toronto, New York, sans oublier de faire un canot-camping et des weekends chalet ! Les activités et les endroits à voir ne manquent pas là-bas !

Je suis resté 9 mois dans mon job de magasinier, pour finalement arrêter en février 2016, un peu avant la fin de mon visa. Entre temps, j’avais continué les recherches d’emplois plus en adéquation avec mes études mais le fait que mon PVT se finisse bientôt constituait un frein pour les employeurs. Première question posée : type de visa et date de validité…

En décembre 2015, j’avais à nouveau essayé de décrocher un PVT mais je n’ai été tiré au sort qu’en mai 2016, alors que j’avais déjà quitté le Canada.

La suite de ton Expérience de PVTiste au Canada ?

À mon retour, j’étais évidemment déçu car j’aurais aimé rester plus longtemps à Montréal. Il m’a aussi fallu prendre de nouveaux repères, de nouvelles habitudes, avec un rythme de vie très différent de celui que j’avais au Québec. Heureusement, revoir mes amis et ma famille m’a permis de compenser les mauvais côtés et d’appréhender les choses de façon plus positive. J’avais juste toujours ce petit manque…

Actuellement, je recherche un travail dans le marketing en France mais ce n’est pas facile. J’ai la chance d’avoir un PVT de deux ans et donc le choix de repartir si j’en ai envie. Il me suffira juste de l’activer avant juin 2017.

Mes projets ? Si je trouve un emploi assez intéressant je ne pense pas retourner vivre au Canada. Si je ne trouve rien d’ici la fin de l’hiver, je reviendrais à Montréal pour le début de l’été, histoire de ne pas faire la même erreur question saison (rires).

Quant à cette année en PVT, elle m’a appris à me débrouiller par moi-même, à m’adapter à un nouvel environnement et à y établir un réseau, qu’il s’agisse du travail ou des amis. C’est une expérience à vivre, particulièrement enrichissante sur le plan humain avec son lot de belles rencontres.

 

 

 

 

 

 

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